Finale - 29 juin 2008 - Vienne - Ernst Happel - ALLEMAGNE 0-1 ESPAGNE - Torres 33




Finale - 29 juin 2008 - Vienne - Ernst Happel - ALLEMAGNE 0-1 ESPAGNE - Torres 33




Allemagne

1 Jens Lehmann
3 Arne Friedrich
7 Bastian Schweinsteiger
8 Torsten Frings
11 Miroslav Klose (79')
13 Michael Ballack
15 Thomas Hitzlsperger (58')
16 Philipp Lahm (46')
17 Per Mertesacker
20 Lukas Podolski
21 Christoph Metzelder

Remplaçants

12 Robert Enke
23 René Adler
2 Marcell Jansen (46')
4 Clemens Fritz
5 Heiko Westermann
6 Simon Rolfes
9 Mario Gómez (79')
10 Oliver Neuville
14 Piotr Trochowski
18 Tim Borowski
19 David Odonkor
22 Kevin Kuranyi (58')

Entraîneur: Joachim Löw

Espagne

1 Iker Casillas
4 Carlos Marchena
5 Carles Puyol
6 Andrés Iniesta
8 Xavi Hernández
9 Fernando Torres (78')
10 Cesc Fàbregas (63')
11 Joan Capdevila
15 Sergio Ramos
19 Marcos Senna
21 David Silva (66')


Remplaçants

13 Andrés Palop
23 Pepe Reina
2 Raúl Albiol
3 Fernando Navarro
7 David Villa
12 Santi Cazorla (66')
14 Xabi Alonso (63')
16 Sergio García
17 Daniel Güiza (78')
18 Álvaro Arbeloa
20 Juanito
22 Rubén de la Red


Entraîneur: Luis Aragonés

Arbitre: Roberto Rosetti




Sur le toit de l'Europe

L'Espagne a remporté l'UEFA EURO 2008™, 44 ans après sa dernière victoire dans la compétition. Fernando Torres est l'unique buteur de la rencontre.

Ballack bien présent
Incertain, Michael Ballack était bel et bien présent au coup d'envoi. Une bonne nouvelle pour l'Allemagne. Torsten Frings était également titulaire dans l'entrejeu. Côté espagnol, un seul changement aussi : le milieu Cesc Fàbregas remplaçait numériquement le buteur David Villa, blessé lors de la demi-finale remportée face à la Russie (3-0). Fernando Torres était aligné seul en pointe.

Torres sur le poteau...
L'Allemagne semblait plus libérée en début de rencontre mais la première situation dangereuse était espagnole. Superbe passe de Xavi Hernández en profondeur pour Andrés Iniesta. Ce dernier crochetait son adversaire et centrait, Christoph Metzelder dégageait en catastrophe et manquait de tromper son propre gardien, auteur d'une belle parade sur le coup (14e). Deuxième belle occasion pour l'Espagne : Sergio Ramos centrait au deuxième poteau, Torres sautait plus haut que Per Mertesacker et trouvait le poteau de la tête (23e).

... et enfin buteur
Les Allemands répondaient via Ballack mais sa demi-volée du droit était contrée par la défense espagnole (25e). L'Espagne prenait alors le jeu à son compte et allait marquer sur une action un peu curieuse. Xavi sollicitait Torres dans la profondeur, le ballon semblait sans danger pour l'Allemagne, mais l'attaquant espagnol accélérait, prenait Philipp Lahm de vitesse et piquait son ballon au devant de Lehmann. 1-0 pour la Roja (33e). C'était aussi le score à la pause.

Lahm remplacé
Surprise au retour des vestiaires : Lahm était remplacé par Marcell Jansen. Cela ne perturbait guère une Espagne bien en place et toujours dominatrice. Silva n'était pas loin d'inscrire le deuxième but, mais son tir du gauche était hors cadre (54e). Joachim Löw, le sélectionneur allemand, décidait de booster ses troupes en sortant Thomas Hitzlsperger, un milieu, pour aligner Kevin Kuranyi, un attaquant (58e).

Frings sauve sur sa ligne
Cela avait le mérite de réveiller l'Allemagne, Ballack était tout près de tromper Casillas d'une volée du droit (60e). Mais la réaction allemande était de courte durée. L'Espagne se procurait deux balles de match : Lehmann sauvait son camp sur une tête plongeante de Ramos (67e), puis Frings repoussait un tir d'Iniesta sur sa ligne (68e).

Senna à deux doigts du 2-0
L'attaquant allemand, Mario Gomez, dont le père est espagnol, entrait en jeu pour les dix dernières minutes. Torres avait auparavant céder sa place à Daniel Güiza (78e). Ce dernier s'illustrait en remettait de la tête pour Marcos Senna qui se jetait et manquait le ballon de très peu à bout portant (81e). Les Espagnols tenaient bons et pouvaient fêter leur deuxième titre de champions d'Europe.




Aragonés : "J'y ai cru après 15 minutes"


Les réactions des deux sélectionneurs après la victoire de l'Espagne sur l'Allemagne en finale de l'UEFA EURO 2008™, dimanche à Vienne.

Joachim Löw, sélectionneur de l'Allemagne

Bien sûr, je suis triste d'avoir perdu une finale mais je crois que ce soir nous sommes tombés sur une équipe plus technique que la nôtre et qui a su nous mettre en danger plus souvent que nous ne l'avons fait chez eux. Cette défaite est une déception mais nous avons passé six semaines fantastiques avec cette équipe jeune et talentueuse. Nous mettons le cap sur 2010.

Luis Aragonés, sélectionneur de l'Espagne

J'ai pris un groupe qui joue très bien, qui aime se faire des passe et attaquer. C'est un groupe qui est très difficile à arrêter et il a été brillant pendant tout le tournoi. Ce soir, nous sommes tous heureux pour les Espagnols qui ont cru en nous. Au cours de la partie, j'ai vu dans les dix premières minutes que nous pouvions être champions. Après un quart d'heure, nous étions supérieurs et j'y ai cru.
Le match contre l'Italie (quart de finale, 0-0, 4-2 t.a.b.) a été le plus difficile. C'est une équipe qui défend très très bien et qui est difficile à contrer.
Quant à Fernando Torres, c'est un attaquant très rapide, qui dribble très bien. Il est très jeune et il a un grand avenir. Il peut faire partie des meilleurs joueurs du monde.


Fernando Torres, attaquant de l'Espagne


C'est un privilège d'être dans l'équipe d'Espagne et un privilège encore plus grand de la voir gagner. Je suis fier de voir les gens se réjouir de notre victoire. Cette victoire est bonne pour l'Espagne. Elle est bonne aussi pour le football car c'est l'équipe qui produit du jeu qui a gagné.




Fernando Torres (Espagne)

Fernando Torres a été élu Homme du match Carlsberg grâce à son but qui a permis à l'Espagne de remporter son premier titre en Championnat d'Europe de l'UEFA depuis 44 ans.

But de la victoire
L'attaquant du Liverpool FC devait pallier l'absence de David Villa, blessé en demi-finale face à la Russie. Mais il ne cessait pas de menacer la défense allemande, avant d'être remplacé à la 78e minute. Le joueur de 24 ans a fait preuve d'un beau pragmatisme en récupérant une passe de Xavi Hernández à la 33e minute avant de battre en même temps le défenseur Philipp Lahm et le gardien Jens Lehmann, sorti de sa cage. Le jeune attaquant a réussi deux frappes cadrées sur trois durant le match, et a été victime de quatre fautes de la part des hommes de Joachim Löw, qui tentaient de le contrer.
# Posté le vendredi 18 juillet 2008 19:31
Modifié le mardi 11 novembre 2008 07:32

AUTRES VIDEOS : BUT DE LA FINALE -//- REMISE DE LA COUPE -//- PARADE ET FETE

Finale Espagne-Allemagne (remise de la coupe)




AUTRES VIDEOS :
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But de Fernando Torres, Finale Allemagne 0-1 Espagne :


Le But Sur TF1

Top 10 des Buts de l'Euro 2008 :





Parade et Fête à Madrid :





PRESSE EUROPÉENNE :

Nombreux sont les chemins qui mènent à la gloire, mais c'est rare que le sommet soit atteint avec autant de style et de flair que les nouveaux champions d'Europe hier. La victoire est allée à l'équipe qui a marqué le plus de buts, qui en a concédé le moins, qui a éliminé le champion du monde, mettant fin à la malédiction des tirs au but du 22 juin, qui a fait preuve de plus de style, et qui, au final, a su maîtriser la puissance des Allemands. Battre l'Allemagne représente quelque chose. L'ambition et l'attitude envers le spectacle dont a fait preuve l'Espagne du début jusqu'à la fin du tournoi a provoqué l'admiration de tous. Et Michel Platini a remis à Iker Casillas le trophée qu'il avait pris à Luis Arconada il y a 24 ans.
El Pais, Espagne

L'Espagne a été la meilleure équipe, mais nous sommes quand même fiers de vous. Le conte de fée de cet été 2008 est terminé. Malheureusement, la fin n'est pas celle qu'on attendait. Félicitations à l'Espagne. Cette équipe le mérite. Vous avez été les meilleurs, meilleure attaque (12 buts) et meilleure défense (seulement 3 buts encaissés). Mais nous voulons remercier [Joachim] "Jogi" Löw et ses joueurs. Qui aurait pensé que nous irions aussi loin ?
Bildzeitung, Allemagne

Ce n'est pas un rêve, c'est la réalité. NOUS SOMMES CHAMPIONS ! C'est vrai, et nous l'écrivons en majuscules car enfin, pour une fois, justice a été faite et nous sommes récompensés pour avoir joué le meilleur football. La Furia Roja a parié sur ce football de style, et ça a marché. Le risque qu'ils ont pris s'est traduit par la plus grande victoire espagnole en 44 ans. La grande joie que ressent tout notre pays aujourd'hui, incarnée par Iker Casillas soulevant le trophée à Vienne, est la plus grande récompense pour ces héros du football total.
Marca, Espagne

L'Espagne est championne d'Europe. Elle a vraiment été la meilleure équipe. Mais l'Allemagne n'a pas à rougir. La victoire de l'Espagne est méritée. Ils ont été l'équipe la plus technique et ont eu de nombreuses occasions de but. L'Espagne est un beau champion d'Europe. Les Espagnols ont remporté leurs six matches. L'Allemagne a été un groupe qui n'a jamais abdiqué, mais elle a montré son mauvais côté, et ce n'était pas suffisant pour le titre.
Express, Allemagne

L'Espagne a gagné, mais le vrai gagnant, c'est le football. Lisez lentement et savourez : nous sommes champions d'Europe. Lorsque Iker a soulevé le trophée hier, il a soulevé un trophée qui rendait toujours les autres plus forts. Cette fois, c'était nos confettis, nos embrassades, notre champagne et nos écharpes. Plus de peur, plus de complexes, plus maintenant. Hier soir, nous avons accompli un devoir énorme dans l'histoire du football espagnol moderne. Le football, notre football total, occupe désormais la place qu'il mérite.
AS, Espagne

Le rêve est terminé. L'Allemagne a perdu le titre à Vienne contre une superbe équipe d'Espagne. Fernando Torres a inscrit le but espagnol après une bonne demi-heure de jeu. Et les hommes de Joachim Löw on eu du mal à se frayer un chemin dans la défense espagnole et à tester sérieusement le gardien Iker Casillas. L'Espagne fête son deuxième titre après celui de 1964, tandis que l'Allemagne devra se contenter de la deuxième place.
Kicker, Allemagne


L'Espagne est championne d''Europe. Les Ibères ont dominé grâce à leur formidable jeu en passes courtes, leur puissance et leur finesse tactique. L'Allemagne n'a pas montré grand chose et a eu beaucoup de mal. Cette finale s'est jouée sur un rythme élevé, et c'est l'Espagne qui a contrôlé la plus grande partie de la rencontre.
"Kurier", Autriche

Le style de jeu espagnol était de trop pour l'Allemagne. En fait, les Espagnols ont survolé ce tournoi. Ils ont créé une nouvelle ère de football où les joueurs créatifs seront les décideurs. En termes de joueurs intelligents et d'équipes offensives, les Espagnols sont les rois.
"24sata", Croatie

Les Espagnols ont vaincu leur malédiction. Le titre revient au plus méritant car cette super équipe a remporté ses six matches et a marqué le plus grand nombre de buts.
"Sport", République tchèque

Supérieure dans tous les domaines, et notamment technique, la Roja a complétement pris la mesure d'une Mannschaft décevante, dont les individualités n'ont pas été à la hauteur de l'événement. L'Espagne est rouge de bonheur et soulève après 44 ans d'attente son deuxième trophée européen. Un succès conquis avec brio et intelligence, au bout d'une campagne européenne proche de la perfection.
"Le Monde", France

L'Espagne a été la meilleure équipe de cet EURO et mérite son titre. Les différences entre les deux équipes étaient bien trop évidentes. On n'a presque pas vu les Allemands lors de la dernière demi-heure.
"SportDay", Grèce

Le but de Fernando Torres a été décisif et ce trophée est mérité, depuis 44 ans que l'Espagne attendait ça. Le Premier ministre espagnol et le roi Juan Carlos ont fêté des tribunes le triomphe de la technique sur le physique. Maigre consolation, l'Italie est la seule équipe qui n'a pas perdu contre l'Espagne en 120 minutes.
"Gazzetta dello Sport", Italie

Un EURO intéressant a eu le champion qu'il méritait. Avec un style de jeu basé sur le football offensif et technique, l'Espagne a été une superbe vitrine du football, grand gagnant de ce championnat. Luis Aragonés a été porté en triomphe par ses joueurs, et toute l'Espagne a explosé lorsque le capitaine Iker Casillas a soulevé le trophée.
"De Telegraaf", Pays-Bas

¡Qué viva España! L'Espagne est le nouveau champion d'Europe après sa victoire 1-0 contre l'Allemagne. Les Espagnols ont livré une finale de grande classe à Vienne.
"A Bola", Portugal

Classique ou moderne ? Simplicité des lignes ou fantaisie flamboyante ? L'Allemagne, à la recherche d'un quatrième titre, ou l'Espagne moderne qui veut un nouveau titre 44 ans après le dernier ? La glace ou le feu ? Sans vraiment mettre le feu, Luis Aragonés a introduit des règles de sécurité pour que l'Espagne, sans perdre son allant offensif, joue avec la tête froide et confiance en soi. L'Espagne, qui a battu la Russie deux fois, est championne. Pour nous, c'est moins douloureux ainsi.
"Sport-Express", Russie

Le beau jeu en passes de l'Espagne l'a emporté sur la piètre qualité de jeu offerte par l'Allemagne. Olé ! Cette fois, les Allemands ne reviendront pas, les Espagnols jouant avec leur adversaire en fin de match, et plus proches du 2-0 que de l'égalisation des hommes de Joachim Löw.
"Blick", Suisse

L'Espagne, éternel perdant dans les grands tournois, a battu l'Allemagne pour devenir championne d'Europe. 24 ans après, l'équipe d'Aragonés se retrouvait en finale grâce à un superbe groupe. Maintenant, avec cette victoire acquise grâce à sa supériorité au milieu du terrain, l'Espagne a conjuré une malédiction de 44 ans, et Aragonés est devenu le sélectionneur le plus âgé à soulever le trophée.
"Akşam", Turquie





Bus à impériale
Luis Aragonés et ses joueurs ont reçu les hourras d'une foule immense massée des deux côtés de la route où s'avançaient un bus à impériale de l'aéroport Barajas à la Plaza de Colón. C'est là que la fête a commencé. Les joueurs espagnols ont fait leur apparition sur la scène spécialement montée pour l'occasion et ont fait la fête, micro à la main, tout en chansons et en plaisanteries. Luis Aragonés a décrit son équipe, qui attendait ce titre depuis 1964, comme "la meilleure équipe du monde".

Défilé
C'est à 19h45 (HEC) que les nouveaux champions d'Europe ont touché le sol espagnol. Les télévisions nationales étaient là et retransmettaient en direct les mots du capitaine Iker Casillas qui déclarait : "Elle est pour vous !" en brandissant la coupe à la descente de l'avion paré du mot "Champions". Les joueurs sont ensuite montés dans un bus à impériale, et ont rejoint le centre-ville de Madrid escortés par une bruyante horde de motos de police.

Madrid en fête
Sur la scène de la Plaza de Colón, le capitaine et le sélectionneur ont pris la parole, avant que le deuxième gardien Pepe Reina ne prenne en main les festivités, présentant tous ses coéquipiers au cours d'un show qui a povoqué l'euphorie des joueurs et des fans. Même Aragonés, d'habitude très réservé, a reconnu avoir été enchanté par la fête. La fête officielle se terminait par les chants de "Campeones, campeones", accompagnés par le traditionnel "We Are The Champions" et une pluie de confettis rouges et jaunes.




Sources des articles de ce blog :
http://www.euro2008.uefa.com/
http://www.youtube.com/
# Posté le samedi 19 juillet 2008 07:11
Modifié le vendredi 19 décembre 2008 17:46